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Air Company, une distillerie durable à Brooklyn

une distillerie durable à Brooklyn

Air Company

La start-up new-yorkaise Air Company, a lancé la vodka la plus durable sur le marché avec un bilan carbone négatif et une production nécessitant 3 éléments naturels : l’eau, l’air et le soleil. 

C’est en 2017 lors de l’événement Forbes 30 Under 30 que Gregory Constantine, ancien chargé de marketing chez Smirnoff rencontre Stafford Sheehan un docteur en chimie à l’université de YALE. L’alchimie fonctionne instantanément. Les ambitions des deux hommes se rejoignent et l’idée de la vodka produite à partir d’émissions de CO2 voit le jour.

Pour créer leur vodka, ils n’ont besoin que de 3 éléments : de l’eau, de l’air (pollué) et du soleil (la distillerie fonctionne à l’énergie solaire).

Une technologie renversante permet de diviser l’eau en oxygène et en hydrogène. Ce dernier, combiné avec du CO2, crée de l’alcool et de l’eau, émettant uniquement de l’oxygène dans l’atmosphère. L’eau est ensuite éliminée par distillation. Il reste alors l’alcool.  Ce procédé est similaire à la photosynthèse des plantes.

Le CO2 utilisé pour la production de vodka provient de pollueurs locaux, y compris les distilleries concurrentes.

La vodka obtenue est présentée par ses 2 créateurs comme l’une des vodkas les plus pures sur le marché. Une bouteille de vodka Air Co est vendue 65 dollars et permet d’éliminer 500g de CO2 ; soit autant que 8 arbres.

Air Co a pour ambition de vendre une vodka avec un bilan carbone nul voir négatif. L’ensemble des procédés de fabrication consomment plus de carbone qu’il n’en émet. Qu’il s’agisse des camions utilisés pour l’acheminement, de la mise en bouteille manuelle en passant par une distribution locale. Ainsi pour chaque gramme de CO2 émis, AirCo en recycle 10.

L’entreprise va plus loin encore, elle utilise du verre produit localement et la colle de l’étiquette est biodégradable.

La seule ombre au tableau est le coût élevé de fabrication qui implique donc un prix de vente relativement cher. Pour le moment, seule une poignée de restaurants new-yorkais commercialise cet alcool

La start-up pourrait se diversifier dans la production d’autres produits à base d’éthanol comme le parfum

Incitation à la débauche ou innovation scientifique ?  A vous de trancher !

Auteur

Syrine Guerra

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  • Auteur : Syrine Guerra