M2MI

Innovation, marque et développement durable

Bloom association

Conférence Développement Durable

 “Innovation, marque et développement durable”

Dans le cadre du module Eco-innovation & Développement Durable, enseigné par Mme Hélène SARFATI-LEDUC (15h)

De nos jours, le développement durable est encore perçu comme une contrainte pour les entreprises. Parallèlement, l’innovation est au cœur de leur réflexion comme élément de différenciation ! Or comme nous le confirmeraient des artistes et créateurs, n’est-il pas nécessaire de s’imposer toujours plus de contraintes pour créer de nouvelles choses, pour innover ?! A chaque discipline (l’art, l’architecture, musique, théâtre, poésie etc.), des contraintes s’imposent : que ce soient des contraintes d’espaces, de temps, de donneur d’ordre, d’argent, de politiques ou de morales. Et pourtant, de nombreux artistes nous ont prouvé que c’est en dépassant ces contraintes, et en s’en imposant toujours plus qu’ils arrivent à créer, innover chacun dans leurs disciplines ! L’intérêt est donc de toujours dépasser ces contraintes, et de s’imposer ses propres contraintes en plus pour réussir à aller voir ailleurs, à créer …à innover !

Alors pourquoi ne pas agir de la même manière avec le développement durable ? Les entreprises ont tout intérêt aujourd’hui à s’approprier cette « contrainte » du développement durable, pour ainsi le maîtriser et pouvoir mieux innover, et ainsi se différencier !

D’autant plus que lorsqu’on travaille sur un projet d’innovation, il est important de se poser énormément de contraintes pour réussir (besoin de délai plus court, comment ventiler le budget ?, rétro planning, deadlines très fréquentes).

 

C’est ce que nous démontrent 2 projets réalisés par Mme Julie OGUEZ, directrice associée de l’agence « The green lab » basée à Hong-Kong et à Paris (http://thegreenlab.net ), spécialisée en éco-innovation.

Tout d’abord, dans le cadre d’une collaboration à Hong-Kong avec l’ONG environnementale « Bloom Association », l’organisation d’un évènement qui avait l’enjeu important de lever des fonds nécessaires à la poursuite de son activité, a suscité de nombreuses contraintes : des contraintes de temps (seulement 40 jours pour un évènement comme celui-ci), d’argent (0€ disponible), de lieu (existence d’une très forte concurrence du charity business à Hong-Kong), et enfin de notoriété (l’ONG bénéficiait d’une notoriété très faible).

Ainsi, pour répondre à cette problématique et à ces nombreuses contraintes, il a fallu aller au-delà des pensées classiques. La solution qui a été choisie a donc consisté en un repositionnement de l’ONG pour ainsi se différencier de la concurrence forte des ONG. En effet, profitant d’une tendance forte du luxe, de l’apparence, et du prestige dans la région d’Hong-Kong, l’agence a donc choisi de positionner l’ONG et son évènement autour de cette tendance. Elle a donc organisé cet évènement comme un VIP Private Dinner pour ainsi susciter l’attention, et attirer un maximum de monde afin de lever des investissements : des collaborations avec des marques prestigieuses locales ont été réalisées, comme celle avec le Kee Club (club privé huppé).

En choisissant cette solution, l’agence a fait tomber des codes : qui a dit que luxe et développement durable étaient incompatibles ? Ceci fut une innovation dans ce secteur, et a permis à l’ONG de se différencier des autres…

Egalement, 2ème projet consistant à intégrer le développement durable dans le processus créatif d’une grande maison du luxe : LVMH. Celui-ci a été conçu par l’agence HSLConseil,  spécialisée dans le conseil en stratégie RSE de marque (hslconseil.com) en collaboration avec l’agence The Green Lab pour la partie innovation. En effet, les enjeux du luxe et du développement durable sont des sujets régulièrement traités par l’agence HSL Conseil (dirigée par Mme Hélène SARFATI- LEDUC).

Ici, ce projet correspond à une récente collaboration avec la célèbre marque de luxe LOEWE du groupe LVMH. L’enjeu consiste à intégrer le développement durable à l’univers du luxe en veillant à ne pas bousculer les directeurs artistiques.

Comment le développement durable, ou l’éthique, peut-il être compatible avec le raffinement, la beauté du luxe, la mode ?

Pour réussir cet enjeu, il faudra alors s’adapter à sa cible, à la pensée de l’artiste, et réussir à le pousser à penser de lui-même au développement durable. Dans ces cas, parler des valeurs du développement durable à un directeur artistique ne suffirait pas.

Nous pouvons penser à certaines pistes d’actions comme par exemple, développer une nouvelle gamme de produits intégrant un SAV, important dans le luxe ? Repenser le SAV ? Que penseriez-vous de développer un service de customisation après-vente à partir de produit acheté par le consommateur dans le passé ?

 

Bref, le tout, comme évoqué précédemment, est de savoir penser différemment, dépasser les contraintes, pour se créer un réel élément de différenciation … et parler à proprement dit d’INNOVATION !

Par  ABDELAZIZ Sami – DAMEE Guillaume – GUENARD Emilie – LIN Nan – LANOUZIERE Tatiana

 

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